Un auteur comique et madame
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Avec la deuxième guerre mondiale et son cortège de privations, débute l’ère de Jean de Létraz, auteur comique, qui à ma direction pendant douze ans nous proposera douze pièces de son cru.
Le public attend de la gaieté, de la distraction et de la bonne humeur, Jean de Létraz lui donne entre autres : Descendez, on vous demande, Moumou, Les Surprises d’une nuit de noce, La Mariée en a deux, Occupe-toi de mon minimum, ou La Pucelle d’Auteuil. Tout un programme ! Toute une époque !
Après la disparition de Jean de Létraz, en 1954, son épouse, Simone de Létraz reprend la direction et continue pendant quelques années à faire jouer avec un certain succès des oeuvres posthumes de son mari, avant de faire appel à la Compagnie Jacques Fabbri puis à la Compagnie Renaud-Barrault. Cette dernière reprend, ce que Jean-Louis Barrault appellera un « Rock & Roll Napoléon III » : La Vie parisienne, quatre-vingt-douze ans après sa création. C’est un succès complet, dû à une parfaite distribution : Suzy Delair et Micheline Dax, Simone Valère, Pierre Bertin, Jean Desailly, Jean Parédes, et, bien entendu, Madeleine Renaud en délicieuse suédoise et Jean-Louis Barrault en truculent brésilien. On retiendra cependant de cette sympathique période que la même Compagnie présente, en alternance, Le Soulier de satin de Paul Claudel... Pour un théâtre de mon âge, c’était un cocktail un peu violent, mais un grand plaisir...
Sachant décidément s’entourer de professionnels, en 1960 Madame de Létraz offre à Jean Meyer, qui vient de quitter la Comédie Française, la direction artistique. D’excellentes reprises sont mises à l’affiche comme Noix de Coco de Marcel Achard avec Madeleine Robinson et Jean Richard ou des créations comme Un Dimanche à New-York qui sera joué par Jean-Claude Brialy et Marie-José Nat 550 fois.
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© 2010 - Théâtre du Palais-Royal
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