Un homme d’affaires
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Mais il faut attendre l’entrée en scène d’un personnage qui va dominer le théâtre parisien grâce à son sens des affaires jusqu’à la deuxième guerre mondiale, Gustave Quinson, pour que je commence, je l’avoue avec peu de modestie, la série des longs succès qui seront si fréquents dans mon histoire. Sous son règne qui dure trente ans, Gustave Quinson présente moins de pièces que Dormeuil en deux années. Il devient bientôt un véritable empereur du théâtre parisien, puisqu’à la direction du Palais-Royal il adjoint celle du Gymnase, du Vaudeville, des Bouffes-Parisiens entre autres.
Il s’essaie aussi à l’écriture et s’entoure pour cela d’excellents collaborateurs, tel qu’Yves Mirande, Tristan Bernard, Pierre Veber, Albert Willemetz qui laisseront un souvenir aux générations futures alors que celui de Quinson est oublié.
En revanche, il connait son métier de directeur de théâtre puisqu’il accueille, Mistinguett, fait jouer Tristan Bernard (Le petit Café pendant 410 représentations et Les deux Canards), il crée La Présidente de Hennequin et pendant la guerre de 14 fait monter sur scène Yvonne Printemps et Raimu, entre autres. L’entre deux guerres est marqué chaque année d’un grand succès dont on retiendra successivement Et moi j’te dis qu’elle te fait d’l’oeil de Hennequin avec Jules Berry, Le Chasseur de chez Maxim’s d’Yves Mirande et Gustave Quinson, Le Monsieur de cinq heures avec Denise Grey et Albert Brasseur pour 568 représentations, Embrassez-moi de Tristan Bernard avec Michel Simon. |
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